
Cet article propose une méthode illustrative de calcul de rentabilité, fondée sur les moyennes statistiques de La Vigie de GoFlint. Il ne constitue pas un conseil d'investissement personnalisé. Pour toute décision d'acquisition, consultez un conseiller en gestion de patrimoine, France Rénov' ou un notaire.
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Comment savoir si une passoire thermique est une bonne affaire en 2026 ? Le calcul tient en un principe simple, basé sur les données de La Vigie de GoFlint : votre opération crée de la valeur quand le total investi (prix d'achat + frais de notaire + coût des travaux − aides publiques) reste inférieur à la valeur du bien rénové en classe C. Voici la méthode pas à pas, en quatre étapes, avec un cas pratique chiffré à la fin.
Réponse rapide. L'opération crée de la valeur quand le total investi (prix d'achat + frais de notaire + coût des travaux − aides publiques) reste inférieur à la valeur du bien rénové en classe C.
Le calcul de rentabilité d'une rénovation thermique tient en une identité comptable simple : votre opération crée de la valeur quand
prix d'achat (F-G) + frais de notaire (8 %) + coût travaux − aides publiques < valeur du bien rénové (classe C)
Deux subtilités à intégrer :
Pour chaque opération, vous devez donc collecter quatre données : le prix observé de la passoire (F-G), le prix de marché de l'A-B comparable, le coût des travaux pour atteindre la classe C, et les aides publiques mobilisables. Les quatre étapes suivantes vous guident.
Réponse rapide. La donnée à trouver : le prix au m² d'une habitation A-B comparable dans votre zone. La Vigie de GoFlint publie ces prix gratuitement pour 40 villes et 96 départements sur vigie.goflint.fr.
Le prix de référence A-B est le prix au m² qu'aurait votre bien après rénovation en classe C ou mieux. Trois sources de référence :
Important : la décote DPE varie de 13 % à Paris à 43 % à Saint-Étienne selon La Vigie. La moyenne France n'est pas pertinente pour votre opération — il faut le chiffre local. Voir notre Décote DPE par ville en 2026.
Réponse rapide. Coûts CASAM PRO : 146 €/m² pour un D, 256 €/m² pour un E, 414 €/m² pour un F, 569 €/m² pour un G, avec un écart de jusqu'à 20 % entre Sud-Ouest et IDF.
Le coût d'une rénovation thermique pour passer en classe C dépend de la classe de départ et du département. Voici la calibration moyenne fournie par CASAM PRO (partenaire bureau d'études GoFlint) :
Coûts CASAM PRO de rénovation thermique vers classe C — Source : calibration utilisée par La Vigie de GoFlint, T1-2026.
L'écart régional est significatif. Sud-Ouest et arc méditerranéen (Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Hérault, Bouches-du-Rhône, Hautes-Alpes, Pyrénées-Atlantiques) affichent les coûts G les plus bas, autour de 520-540 €/m². Île-de-France et grandes métropoles (Hauts-de-Seine 632 €/m², Loiret, Rhône, Essonne, Yvelines, Haute-Garonne autour de 580-595 €/m²) affichent les plus élevés.
Réponse rapide. MaPrimeRénov' Parcours Accompagné et les CEE représentent environ 40 % du coût travaux pour un ménage aux revenus intermédiaires effectuant une rénovation d'ampleur.
Les aides publiques peuvent représenter jusqu'à 40 % du coût des travaux pour un ménage aux revenus intermédiaires effectuant une rénovation d'ampleur (saut de classes vers A-B-C). Les principaux dispositifs :
L'estimation de 40 % retenue par La Vigie pour ses calculs synthétiques est une moyenne. Les montants réels varient selon les revenus, le saut de classes obtenu et le territoire. Pour un cas personnalisé, utilisez le simulateur MaPrimeRénov' de l'Anah.
Réponse rapide. Trois frais à intégrer systématiquement : frais de notaire 8 %, perte de surface ITI 6-8 % (appartements en copropriété uniquement), frais annexes 1-3 % du coût travaux.
Trois frais sont à intégrer systématiquement dans votre calcul, qu'on retrouve dans la méthodologie La Vigie :
Réponse rapide. Comparaison de deux cas opposés selon La Vigie de GoFlint : Pyrénées-Atlantiques rentable (+57 300 € avec aides sur une maison T4) vs Paris déficitaire (−110 000 € avec aides sur un appartement T3).
Pour illustrer concrètement la méthode, voici deux cas opposés tirés des données La Vigie T1-2026.
Cas A — Maison T4 de 100 m² classée F-G dans les Pyrénées-Atlantiques
Verdict : opération rentable, même hors aides. Avec MaPrimeRénov' Parcours Accompagné, la plus-value est 60 % plus élevée.
Cas B — Appartement T3 de 70 m² classé F-G à Paris
Cas B — Paris. Source : La Vigie de GoFlint, T1-2026.
Verdict : opération structurellement déficitaire, même avec aides. À Paris, l'écart F-G/A-B (13 %) est trop étroit pour absorber le coût des travaux. La rénovation reste pertinente pour conserver la valeur d'usage et l'éligibilité locative, mais ce n'est pas une opération de création de valeur — voir notre Île-de-France et Paris : pourquoi la rénovation thermique n'est plus rentable en 2026.
Réponse rapide. Cinq signaux d'alerte avant d'acheter : département à moins-value structurelle, copropriété hostile à l'ITE, décote DPE trop étroite, audit énergétique manquant, contraintes d'urbanisme bloquantes.
Cinq signaux d'alerte à intégrer avant de finaliser votre acquisition :
La méthode décrite reprend la calibration utilisée par La Vigie de GoFlint pour calculer la rentabilité de la rénovation thermique département par département.
Hypothèses : prix d'annonce FAI au m², frais de notaire 8 %, perte de surface ITI 6-8 % (médiane 7,5 %), aides publiques 40 % du coût travaux pour un ménage aux revenus intermédiaires.
Ces hypothèses sont conservatrices et illustratives. Pour une simulation personnalisée précise, consultez votre conseiller France Rénov' ou Anah.
Quatre paramètres déterminent la rentabilité selon La Vigie de GoFlint : le prix d'achat F-G, le coût des travaux pour atteindre la classe C, les aides publiques mobilisables (~40 % en moyenne avec MaPrimeRénov' Parcours Accompagné + CEE), et les frais incompressibles (8 % de notaire, 6-8 % de perte de surface en ITI sur appartements). L'opération crée de la valeur quand le total investi (achat + frais + travaux − aides) reste inférieur à la valeur du bien rénové en classe C.
Selon la calibration CASAM PRO utilisée par La Vigie de GoFlint : 146 €/m² en moyenne pour un D (124-194), 256 €/m² pour un E (199-361), 414 €/m² pour un F (329-550), 569 €/m² pour un G (447-745). L'écart entre départements est significatif (jusqu'à +20 % en IDF par rapport au Sud-Ouest).
Les principales : MaPrimeRénov' Parcours Accompagné (7 000 à 30 000 € selon revenus et saut de classes), Certificats d'Économies d'Énergie (CEE, 1 000 à 5 000 €) et Éco-PTZ (jusqu'à 50 000 € sans intérêts). En moyenne, ces aides couvrent environ 40 % du coût des travaux pour un ménage aux revenus intermédiaires.
Les maisons sont plus rentables à rénover selon La Vigie de GoFlint : 32 à 44 % des projets de rénovation sur maisons F-G créent de la valeur hors aides, contre 19 à 22 % sur appartements. La différence tient au mode d'isolation : ITE sur maisons (sans perte de surface), ITI sur appartements en copropriété (perte de 6 à 8 %).
Sur vigie.goflint.fr (gratuit, mis à jour trimestriellement, par ville et département). Au T1-2026, exemples de prix moyens A-B : Paris 12 449 €/m², Lyon 5 680 €/m², Marseille 4 648 €/m², Bordeaux 4 519 €/m², Saint-Étienne 2 109 €/m².